Mardi 31 juillet 2007
2
31
/07
/Juil
/2007
15:07
Rencontre chorale de CHAURAY (21-24 juin 2007)
Ce matin-là, le ciel
n’est pas plus clément qu’il n’a été durant la dernière quinzaine, mais qu’importe ! Les bagages sont rangés dans la soute du car, les choristes - egroupés selon affinités , sont installés à leur
place habituelle ; la grisaille extérieure est totalement occultée et nous attendons l’immanquable retardataire aujourd’hui représenté par l’ami Nazaire ! Mais l’attente n’est pas longue, un appel
de celui-ci nous apprend qu’il est égaré quelque part entre deux trains dans une gare inconnue du vaste réseau SNCF ! Il nous propose d’entamer notre voyage et nous donne rendez-vous en gare
de Niort…
Le moteur ronronne doucement pendant que fusent les soupirs de satisfaction et Dominique, notre chauffeur « élu » « met les gaz ! ». Nous
avons plébiscité sa présence depuis notre voyage outre-Manche, du fait de ses qualités professionnelles et de son intégration au sein du groupe unanimement appréciée.
Dès les premiers tours de roues, la décontraction et la bonne humeur sont de la partie ; ah, j’oubliais : pour l’instant, l’amuseur involontaire,
c’est Nazaire égaré dans le réseau ferroviaire ! ! ! Et la grisaille extérieure en est totalement oubliée, sans droit de cité parmi les choristes qui papotent, piquent du nez ou, déjà, rigolent !
Le voyage se poursuit sans encombre, - via Niort, le marais Poitevin et, cerise sur le gâteau, le Puy du Fou, sa féerie, sa Magie !-, avec ses arrêts réglementaires (pipis, pique-nique,
dégourdissement des jambes, etc.).
En milieu d’après midi, nous traversons Niort, via la gare, où nous récupérons notre Nazaire parmi un parterre de jeunes vendéennes qui ont pris
soin de notre Petit Poucet !- mais cela ne nous regarde pas ! ! !
Rapidement, Dominique nous amène à bon port, devant la superbe église de Chauray, pierre blanche et sobriété quasi huguenote, où nous accueillent Alain
et Doriane Charron accompagnés de quelques-nes de leurs ouailles (car nous sommes jeudi, jour ouvré et tout le monde n’est pas disponible).
Après le pot d’accueil, les mots de bienvenue, nous testons l’acoustique de l’église pour notre première répétition ; et le « sprint » commence ! «
dispatching » des choristes (familles d’accueil ou hôtel), repas, installation dans nos chambres et retour à l’église pour une répétition commune dans nos beaux costumes de «scène ».
Disons-le sans ambages ni fausse modestie, le concert rencontra, comme à l’accoutumée, un franc succès.
Le lendemain aux aurores, branle-bas de combat pour notre excursion poitevine.
Dès notre arrivée à l’embarcadère de La Garette, tout proche de Coulons, dans un petit hameau aux maisons de vieilles pierres, sous les rosiers
grimpants, autres trémières et bignonias, il s’avère que nous sommes les premiers touristes ; nous allons donc profiter d’un grand calme pour la visite du marais. Le temps ? Alternance de
chaud soleil et ciel maussade, pour l’instant sans précipitations, mais peu nous chaut et haut les cœurs! Nous embarquons et formons un train de 4 ou 5 barques dirigées à la perche par nos
nautoniers, attentifs à respecter le calme ambiant, enfonçant précautionneusement la perche dans l’eau pour minimiser tout bruit ; même l’historique du Marais, les explications concernant flore,
faune et vie du marais en général sont données à voix mesurée. Telles des gondoles, les barques glissent sur l’eau, empruntant les voies d’eau, « rues et avenues » (dont je n’ai hélas pas retenu
les dénominations exactes), dans un décor de pâtures, de grands arbres aux essences diverses, - surtout grand consommateurs d’eau -, sur une eau verte elle aussi et le chaud soleil du matin
(entrecoupé de quelques ondées de peu d’importance qui font momentanément fleurir nos parapluies) pose sur l’eau, par endroits, une légère ouate de brume qui va s’effilochant ! Tout à coup
s’élève de la berge, dissimulé près d’un saule, un héron gris qui, volant au-dessus de la rivière dans le mitan du lit, trace la route, se posant de ci, de là et repartant dès notre approche nous
faisant un brin de conduite. Plus loin, nos rameurs ayant consciencieusement touillé la vase du fonds de l’eau, embrasent la rivière à l’aide de leur briquet !
Mais tout à une fin et nous revoilà à l’embarcadère, les yeux comblés, ainsi que l’âme baignée de calme, de sérénité et de silence. Puis nous
retraversons le hameau pour gagner le restaurant tout proche, où sont prévues nos agapes !
Durant ce succulent repas dont l’excellence a fait l’unanimité, les éléments tout à coup se sont déchaînés : trombes d’eau et violents coups de vent,
tordant et malmenant les branches des grands arbres. Mais nous étions bien à l’abri, nos chants ont conjuré la tempête qui n’a pas été plus loin. Le personnel du restaurant et les clients des
salles annexes ont chaleureusement applaudi ce concert de troisième mi-temps !
Nous remontons dans le car pour regagner Coulons toute proche : visite de l’église où nous donnons une aubade accueillie par les applaudissements des
visiteurs présents. Nous utilisons ensuite notre « quartier libre » pour refaire un dernier tour du Marais, sur terre cette fois, dans un petit train tiré par un tracteur, avec des fou rires
inextinguibles, clamant notre plaisir et notre bonne humeur ! Nous longeons les canaux, admirant les anciennes demeures admirablement restaurées, avec leurs jardins en pentes douces descendant
vers les embarcadères, où attendent à l’attache de vieilles barques, permettant à leurs habitants de rallier la terre ferme. Nous apercevons une biche broutant les basses branches ; plus
rare, un héron rouge s’envole à notre passage, canards et poules d’eau s’ébattent sur l’eau calme ! Puis retour à Chauray où nous attendent nos hôtes pour un pique-nique nocturne que les 2
chorales prendront en commun.
Puis ce sont les adieux, avec promesse de nous revoir à Claye (ce n’est qu’un au revoir mes frères …).
Le lendemain, samedi 23 juin, le car nous conduit vers notre dernière excursion : le Puy du Fou. Un beau soleil nous accompagnera tout au long du
trajet, jusqu’à destination, sans aucun problème.
Et nous voici égayés à l’entrée du Parc où chacun a concocté son propre itinéraire : voici l’« attaque du donjon » retraçant une épopée de la
guerre de « cent ans », avec une ouverture sur la « Renaissance », avec cascades équestres et ses bouffonneries ; voici une évocation des invasions Viking avec ses trouvailles nous laissant
pantois et admiratifs. Le « ballet des Oiseaux fantômes » nous apporte émerveillement, de par le cadre où se déroule le spectacle, avec sa féerie, ses trouvailles techniques devant lesquelles
nous restons béants de surprise et d’admiration car le travail des oiseaux est magnifique : étonnement devant le serpentaire s’acharnant sur sa proie, le jeune ourson à l’air penaud, comme
intimidé par les spectateurs ou le magnifique grand-duc jaillissant de son antre aux poings de son soigneur. Enfin voici le final du ballet clôturé par le passage d’un ULM encadré d’oies
sauvages, évoquant L. de Vinci et le film de J. Perrin. Puis nous avons ri aux jeux du Cirque, admiré le défilé d’animaux magnifiques ouvrant les Jeux, jusqu’à la poursuite du Procurateur
romain propulsé dans l’arène par la vindicte populaire (les spectateurs eux-mêmes jouant le rôle) et celle de la hyène vengeresse ; sans oublier bien sûr la course de chars, spectaculaire avec la
victoire du chrétien plébiscité par la foule en délire.
D’autres spectacles s’offrent à nous, au fur et à mesure de nos déambulations dans le parc, concerts, spectacles de magie, etc. Nous n’avons pu
tout voir : il faudra y revenir ! ! !
La fin d’après-midi nous amène à la salle de Théâtre ouverte début 2006, pour une évocation de l’époque de Richelieu et de ses Mousquetaires : effets
de scène, cascades, jeux équestres, mélange de personnages historiques ou romanesques, splendeur des costumes, magie, magie ! ! !
Mais ne déflorons pas davantage cette féerie qu’il appartient à chacun de découvrir afin de basculer, dans la seconde dans ses délires d’enfant ! !
!
Le soir, lorsque tombe la nuit, dans la fraîcheur des bois et des étangs, la scénographie qui nous est présentée nous replonge en enfance :
costumes, effets de scène et domptage des animaux, lumières et musiques, le tout ponctué d’un feu d’artifice époustouflant clôturant le spectacle…. Mais je n’en dirai pas davantage, laissant à ceux
qui n’ont pu encore découvrir ce spectacle la joie et l’émotion de la découverte.
Dominique nous a ramené sains et saufs… Prêts pour d’autres concerts, d’autres expériences.
A bientôt pour le prochain voyage-concert.
Jean-Pierre Zabalia (baryton du Chœur « Claye Vocale »)